1998/2002 - The Complete Wailers 1967 /1972 vol 1 a 10 (jad)

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1998/2002 - The Complete Wailers 1967 /1972 vol 1 a 10 (jad)

Message  gillouman le Sam 25 Déc - 11:46

THE COMPLETE BOB MARLEY AND THE WAILERS 1967 TO 1972
UN CERTAIN BOB MARLEY...

Pour la plupart d’entre nous, la carrière de Bob Marley démarre au milieu des années soixante-dix. Il avait pourtant sorti auparavant, en Jamaïque, un nombre impressionnant de titres, vite tombés dans l’oubli. Un gâchis réparé par une équipe réunie autour de Bruno Blum, grand spécialiste du reggae, qui a entrepris une réédition parfaitement restaurée de ces “vieux” titres produits de 1967 à 1972. Franck Ernould

Depuis sa mort le 11 mai 1981, l’aura de Bob Marley ne s’est pas ternie, bien au contraire ! La preuve ? Ses chansons touchent aujourd’hui de plein fouet un public jeune, qui ne l’a pas connu vivant, et c’est l’artiste le plus piraté au monde, y compris hors Occident. Son image de seule superstar jamais issue du tiers-monde, intègre et impliquée dans l’apaisement de la situation politique troublée de son île, reste intacte. Marley représente encore un joli gâteau commercial (300 000 disques “officiels” par an rien qu’en France), sur lequel veille jalousement Island. C’est en effet Chris Blackwell, le boss-producteur-manager du label, qui a su ouvrir à Bob les portes d’une carrière internationale. Island vient d’ailleurs de publier une série de remixes “ambient” par Bill Laswell des chansons de Marley.

Un peu d’histoire

Pourtant, on ignore trop souvent que la carrière musicale de Bob commence en fait dans les années soixante ! Il chante alors au sein d’un trio vocal semi-professionnel nommé... Bob Marley and the Wailers, en compagnie de Peter Tosh et de Bunny Wailer. Sa créativité est telle que nombre de titres composés à cette époque et immédiatement tombés dans l’oubli connaîtront une seconde destinée beaucoup plus glorieuse sous étiquette Island dix ans plus tard (“Satisfy my soul”, “Kaya”...). Pour être exact, les versions “originales” de ces chansons sont parfois assez éloignées de celles qu’on connaît : le reggae proprement dit n’est pas encore né, le ska du début des sixties a fait place aux rythmes plus chaloupés du rock-steady, qui a ses adeptes aux Etats-Unis. L’époque est alors à la soul, et Marley, le premier admirateur d’Otis Redding, Curtis Mayfield ou James Brown !
Fin 1967, un espoir naît pour les Wailers lorsqu’ils rencontrent Danny Sims, le manager américain de l’acteur télé/chanteur de variétés-folk Johnny Nash. Sims les signe quelques mois plus tard en exclusivité pour neuf ans sur son label JAD. Tout ce beau monde se retrouve en studio à Kingston, avec les musiciens d’Aretha Franklin. De ces séances, Nash repartira avec un album soul à succès, “Hold me tight”, alors que les singles des Wailers (comme “Bend down low”), au son trop nouveau, ne passeront jamais en radio. Ce sont tous ces titres, prévus pour des singles, que l’on retrouve, en plusieurs versions, sur le premier des trois CD du premier coffret de la réédition, “Rock to the rock”.

Best of the Wailers

Le second CD rassemble moult 45 tours rares, sortis entre 1968 et 1970. Les Wailers essaient tout : compositions personnelles (“Chances are”, écrit en 1968, ressurgira, réorchestré par Sims, peu après la mort de Marley, en 1981), reprises de chansons traditionnelles, voire de titres de James Brown. Ils passent de producteur et producteur, et créent même leur propre label, Wail’N’Soul’M, pour distribuer leurs disques dans l’île. Étant sous contrat exclusif avec Sims, tout ce qu’ils enregistrent alors sans lui est illégal, mais Sims n’en a cure : la carrière US désormais florissante de son chanteur, Johnny Nash, lui donne d’autres chats à fouetter. De toute façon, les disques des Wailers ne dépassent pas souvent l’étape du “sound system”, ces discothèques ambulantes installées en plein air, munies d’énormes enceintes, sur lesquelles les Jamaïcains découvrent les nouveautés. Reste que bien des années après, ce nomadisme phonographique n’a pas facilité la tâche à Bruno Blum et à ses collaborateurs.
La thématique choisie par Bruno pour ce second CD s’articule autour du personnage d’Haïlé Sélassié, empereur d’Éthiopie entre 1930 et 1975, en qui les rastas voient la réincarnation de Jah (Dieu) sur terre. C’est en effet à cette époque que Marley découvre les conceptions des Rastafariens, et les adopte - il s’en fera le centre tout le reste de sa vie, en adoptant les dreadlocks et le régime végétarien. “Selassie is the chapel” est sa première chanson rasta. Elle sera suivie de bien d’autres !
En 1970, les Wailers travaillent avec Leslie Kong, un producteur mythique de l’île, pour tout un album : un pari sans précédent en Jamaïque, qui sort sous le nom très imaginatif (!) de “The best of the Wailers”. “C’est sans doute le disque le plus piraté au monde”, avoue Bruno Blum. “On peut se le procurer dans tous les pays, sous des pochettes différentes, généralement avec un son plus que médiocre. Notre réédition est de loin ce qu’on trouve de meilleur au niveau qualité, et nous avons rajouté au passage six inédits”. Pour l’anecdote, après un dernier essai infructueux en 72, Sims finira par revendre la partie non échue de son contrat d’exclusivité à Chris Blackwell, en se conservant quand même 2% des royalties jusqu’en 1976. On connaît la suite...

De Kingston à Abbey Road via Paris

Venons-en à la préparation et à la restauration de tous ces titres qui, au final, représenteront plus de dix CD ! Une somme comparable à l’Anthologie des Beatles, qui ne réunit pour sa part que des éléments estampillés EMI, alors, nous l’avons vu, que les chansons de Bob Marley étaient éparpillées un peu partout. Les masters n’attendaient pas bien rangés dans les caves d’une maison de disques ! On s’en doute, une personnalité telle que Marley possède son biographe attitré et incollable : un certain Roger Steffens, avec lequel Bruno Blum, avait déjà collaboré - et sympathisé - à l’occasion du tournage de son film documentaire sur l’histoire du reggae, “Get up stand up”, diffusé en 96 sur Canal + (cf. KBHSR 37), et du numéro zéro de Nova Magazine, un “spécial Marley”. Assuré de l’appui de Steffens, et bénéficiant du fruit de toutes ses recherches, discographie exhaustive notamment, Bruno contacte directement Danny Sims et lui expose son projet : “Tu détiens toujours les droits sur les morceaux enregistrés par Marley entre 67 et 72, qui n’existent pour la plupart que sur des pirates à l’habillage douteux et au son toujours mauvais. Je voudrais redonner une existence à ces titres, dans les meilleures conditions éditoriales et techniques possibles”. Sims, après bien des atermoiements, donne son accord : les modalités financières sont telles qu’il n’y perd pas, par rapport à une ressortie “reliftée” des chansons de Bob. Il fournit nombre de documents “administratifs” sur les titres dont il possède les droits. Armé de toutes ces précisions, il ne manque plus qu’un financement pour rendre le projet viable. C’est le label français Pense à moi, distribué par EMI Music France, qui donne le feu vert à une réédition en dix disques, vinyle ou CD, dont le packaging sera très soigné (voir encadré)...

Sonic et Cedar

Commence alors la tournée des collectionneurs du monde entier, afin de retrouver des 45 tours d’époque, parfois pressés à dix ou vingt exemplaires seulement pour une exploitation sur les “sound systems” de l’île, la vente de singles étant alors assez peu répandue en Jamaïque... Roger Steffens envoie à Bruno des DAT sur lesquelles il a lui-même copié, à L.A.., ses propres 45 tours rares. Un de ses amis, Leroy Jodie Pierson, loue également des disques rarissimes, en meilleur état que ceux de Roger. Autre source d’approvisionnement fort prodigue en iconographie et références rares : Jeremy Collingwood, grand collectionneur anglais et co-rédac’ chef du fanzine dédié à Marley, “Distant Drums”. Bruno, de son côté, rassemble tous les enregistrements pirates sur lesquels il met la main. Des collaborateurs étrangers lui retrouvent même des bandes magnétiques “presque masters”, qui représentent au final environ deux tiers des morceaux réédités.
Il faut ensuite tout écouter, recenser (les titres d’une même chanson varient d’une édition pirate à l’autre !), et effectuer un pré-tri : décider par exemple, pour telle chanson, de prendre le début sur tel exemplaire et la fin sur tel autre, afin d’avoir le moins de bruit de surface possible. Après ces dizaines d’heures de préparation, Bruno s’embarque pour Londres, direction Abbey Road ! Pourquoi Abbey Road ? “Car cette structure possède une réputation d’excellence dans tous les domaines, et que le travail de restauration réalisé sur l’Anthologie des Beatles m’avait impressionné...” commente Bruno. “Nous y avons travaillé sur l’essentiel des titres de l’édition (le reste ayant eu lieu à Paris, chez Top Master, ndr) : restauration et mastering ont été effectués du 6 au 15 décembre 1996, dans la salle n°4”.
Dix jours bien remplis : les documents sont tous enregistrés sur disque dur via l’environnement de mastering Sonic Solutions. Le souffle des bandes est atténué dans le module NoNoise de Sonic Solutions, quant aux craquements, ils ne résistent pas à un ou deux passages préalables par le logiciel de restauration CEDAR, travaillant en temps réel. Ce sont les disques qui posent le plus de problèmes : usagés, ils craquent toujours, leur bruit de fond est permanent mais changeant, leur pressage défectueux provoque l’apparition de distorsions gênantes... Pour ses exemplaires personnels, Roger Steffens utilise une technique de nettoyage “physique” à base de laser pour éliminer les impuretés à l’intérieur du sillon - comme chez le dentiste ! Une autre technique, plutôt prisée par Bruno, consiste à couler une sorte de glu plastique sur le disque, qui sèche en formant une pellicule emprisonnant toutes les impuretés, qu’il suffit ensuite de détacher comme un morceau de scotch..
Les tables de lecture d’Abbey Road sont excellentes, et les tiroirs débordent de cellules aux caractéristiques différentes. “Rien qu’en écoutant le disque, l’opérateur sait comment régler le bras, quelle tête mettre, à quelle force d’appui...”, précise Bruno. “Le CEDAR parvient à nettoyer en temps réel les craquements et autres sons impulsionnels des disques pas trop abîmés. En revanche, traiter des exemplaires tant soit peu endommagés avec le module de restauration NoNoise Sonic demande trente minutes de calcul offline environ pour trois minutes de musique !” Autant dire que les Macintosh, omniprésents à Abbey Road, accompliront souvent cette tâche la nuit, tandis que Bruno joue au billard avec Oasis et Depeche Mode, qui enregistrent à côté...
Le processus se termine par un “déclickage” manuel, avec le module Manual Declicking (quelle originalité), où tout le savoir-faire des opérateurs d’Abbey Road - Pete Mew, LE pionnier/prof/maître mondial du Sonic Solutions, et ses collègues Terry Burch, Ron Hill et Simon Gibson - est mis à contribution pour dénicher à l’oreille les craquements et clicks bien cachés, mais aussi pour lisser la forme d’ondes agrandie sur l’écran du Mac. “Ils en ont trouvé même là où moi, je n’entendais rien, après avoir écouté le disque au moins dix fois !”, avoue Bruno. “Sur le dub de “Black progress”, inédit sorti sur un single rarissime, nous avons passé plus de deux heures rien que sur l’étape de décliquage manuel. C’est un record : la plupart des titres demandaient environ un quart d’heure de travail”. Les 45 tours étant généralement mono, il sera même décidé de prendre alternativement le meilleur des deux canaux, en effectuant de nombreux montages...

Un son inimitable

Toute restauration sonore fait intervenir des procédures de nettoyage numérique pouvant aboutir au meilleur comme au pire. Heureusement, Bruno Blum, en inconditonnel de reggae qu’il est, “sait” comment ces disques, dont certains sont publiés pour la première fois, doivent sonner. “Le son jamaïcain est bien particulier, forgé par de grands réalisateurs comme Lee “Scratch” Perry. Les graveurs jamaïcains n’hésitaient pas non plus à égaliser, avec une “patte” particulière. Résultat : les graves sont très devant, les aigus présents : un son pensé pour les “sound systems”, bien loin du son “radio” des productions Blackwell/Island, visant un public occidental habitué à d’autres critères : moins de graves, plus de voix (et les chœurs féminins des I Threes), des couleurs d’aigus différentes, des effets... J’ai essayé d’être conforme à cet esprit : on ne restaure pas un Michel-Ange avec de la peinture fluo, même si l’on aime le fluo par ailleurs !” Pour cette égalisation, ont été utilisés un Sony Digital Audio Effecter et les correcteurs d’une console analogique EMI TG Desk de 1972, proche de celle des Beatles, dont les courbes de réponse et la couleur des égaliseurs sont inimitables.
Bruno nous a fait écouter plusieurs versions pirates d’un titre, avant de passer à la version rééditée : le jour et la nuit ! C’est un peu comme si l’on passait d’une mauvaise cassette audio à un master de studio ! Cette réédition replace enfin la musique jamaïcaine de l’époque dans son contexte, grandement influencé par le rhythm & blues US. “La prolificité et la qualité de la production insulaire sont incroyables, et bien des disques jamaïcains de l’époque peuvent rivaliser avec des chansons signées Otis Redding ou Wilson Pickett”, assure Bruno. “Le reggae a ensuite suivi son évolution propre. C’est en Jamaïque que le principe même du remixage est né, par le dub (version instrumentale d’une chanson, hyper-trafiquée sur le plan de l’égalisation, des échos, des réverbérations, des montages..., ndr), qui préfigure avec vingt ans d’avance les styles drum’n’bass d’aujourd’hui. Le rap existe là-bas depuis les années quarante au moins, via les toasters, qui “chantent” sur des disques de dub en improvisant des paroles liées à l’actualité, le tout étant mixé et diffusé dans les rues via d’énormes enceintes, les fameux “sound systems”. La culture DJ a été récupérée ensuite par les Américains. Bref, il n’est pas exagéré d’affirmer qu’une bonne partie de notre façon contemporaine d’écouter de la musique provient de Jamaïque !”.

Calendrier

Le premier triple album de la série de rééditions est sorti le 15 mai 1997, en France puis au Canada. Il contient pas moins de 23 inédits sur un total de 47 titres ! Une telle somme de travail contient, fort logiquement, une ou deux petites erreurs de logistique, repérées et corrigées en vue de la sortie américaine, pour laquelle les tractations sont encore en cours.
Le second coffret, entièrement consacré à la période 70-72 avec Lee “Scratch” Perry (“Soul rebel”, “Soul revolution Part II” et “More axe”), sort pour sa part le 27 novembre. “Lee Perry est le Dali du reggae. Pour moi, ces chansons comptent parmi les plus intéressantes de Marley ! D’ailleurs, Bob, une fois signé chez Island, a “piqué” les musiciens du groupe maison de Lee, les Upsetters, qu’il a rebaptisés Wailers, afin de l’accompagner en studio et sur scène jusqu’à la fin de sa vie”, raconte Bruno, qui a eu la chance de récupérer des bandes magnétiques de très bonne qualité via un ingénieur du son anglais. Le troisième coffret de trois CD, prévu pour le 15 mai 1998, contiendra encore des bandes de Lee Perry, des séances pour CBS et des 45 tours rares. Pour des raisons légales, les droits d’un certain nombre de titres connus ne sont pas encore négociés : ils feront certainement l’objet d’un ultime album qui complètera la collection, avant deux ans si tout va bien. Le patient travail d’archéologue de Bruno Blum et de ses amis apportera donc son lot de révélations, et constitue une étape indispensable dans la connaissance de l’œuvre de Marley.
À ce propos, comment a réagi Island, label “officiel”, face à cette entreprise ? “Très mal !”, avoue Bruno. “Il y a même eu des assignations en justice, finalement réglées à l’amiable, autour de l’utilisation même du nom de Bob Marley ! Heureusement, Dennis Morris, ex-directeur artistique du label à la grande époque reggae, nous a autorisé à profiter de ses photos. Il faut savoir que toutes les informations sur Bob, de même que les images, sont concentrées et jalousement gardées par Island ! Le label n’apprécie pas vraiment qu’un travail de qualité soit mené autour de l’œuvre d’un artiste dont ils se considèrent un peu comme les uniques dépositaires officiels. Island a encouragé une vision quelque peu “stalinienne” de l’œuvre de Marley : tout ce qui était avant eux n’a jamais existé - ils n’ont négocié de licence avec Danny Sims que pour pouvoir inclure quelques “vieux” titres dans leur coffret-hommage “Song of freedom” -, on n’en parle pas, on ne fait rien pour le faire connaître. Ils laissaient sortir les pirates, extrêmement nombreux et pas chers, car les combattre est un travail de Titan. Ceux-ci sont publiés à la sauvette par des structures qui n’existent plus six mois après... Par contre, face à un produit officiel, de grande qualité, les réactions changent ! Cela dit, j’aimerais beaucoup qu’ils explorent leurs caves : je sais qu’elles recèlent des documents inédits extrêmement intéressants, qu’il serait avisé de publier un jour...”.


DUO VIRTUEL

Pour le CD de promo du second coffret, qui contient la version originale de “Kaya”, Bruno s’est fait plaisir en réenregistrant en Jamaïque, avec les Wailers eux-mêmes, la chanson “War”, mise en musique par Marley d’un discours prononcé en 1963 par Haïlé Sélassié. Il a monté un “duo virtuel”, où le refrain de “Selassie is the chapel” répond aux phrases tirées de l’enregistrement original du discours ! Bob converse ainsi avec son principal inspirateur... “Evidemment, c’est un trafic de bandes”, admet Bruno”, “mais ce sont les vrais Wailers qui m’accompagnent, ce qui n’est le cas d’aucun autre disque réalisé sur ce principe, du douteux “Chances are”, sorti peu après la mort de Bob en 1981, à “Soul almighty”, sorti en 96 sous la houlette de Sims, avec quelques titres inédits reliftés pour sonner moderne”.

ET LES LIVRETS ?

Si nous avons beaucoup parlé de technique et d’artistique, il serait dommage de s’en tenir là, de négliger le travail documentaire colossal fourni par Bruno Blum et son équipe sur chacun des volumes de “The complete Wailers”. Etonnamment, aucun disque “officiel” de Marley ne donne la moindre information sur ce qui constitue l’essence même des thèmes de ses chansons. Du coup, Rastafari, Haïlé Sélassié, Marcus Garvey, ne sont que des mots abstraits pour les fans de du chanteur ! Quant aux disques pirates Trojan en particulier, reprenant les titres des années soixante, lorsqu’ils possèdent une notice biographique, celle-ci traite... des années soixante-dix !
Chaque disque de l’édition contient un livret de seize pages couleur, avec photos rares (provenant des archives personnelles de Roger Steffens, de Dennis Morris ou de Bruno lui-même), reproductions de pochettes d’époque, et, à côté de détails anecdotiques en rapport avec chacun des titres, une partie plus didactique où l’on apprend énormément sur la mystique rasta, l’historique des producteurs, la vie de Marley ou l’histoire d’Haïlé Sélassié... La mise en page représente un travail exceptionnel, assuré par le maquettiste Laurent Barbarand, qui avait donné sa patte graphique au défunt magazine Actuel. Une fois tous les coffrets sortis, leurs acheteurs connaîtront les tenants et les aboutissants de chaque chanson. Ils seront alors convaincus qu’ils ont alors entre les mains la période la plus créative de la carrière de Marley et, à ce titre, la plus importante. Et ce n’est certes pas minimiser la grande qualité de sa production chez Island que de le reconnaître !

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